Chronique d'une fillette
« Puis elle se tint debout devant lui, comme l’autre jour auprès de sa maison, plus petite que lui, baissant un peu le front avec pudeur ; mais, dans cette face baissée, les yeux qui de bas en haut le regardaient sans ciller, vraiment plantés dans les siens. Un inoubliable regard de droiture, à vous en arracher un cri. Un inoubliable désaccord, c’est-à-dire accord, de sa tête abaissée et comme soumise, avec ce regard d’une franchise presque provocante de fierté. Elle ne cherchait pas plus haut que ce visage qui était devant elle ; son univers s’arrêtait là. »
Montherlant, Les Jeunes Filles
Publicité