L'écriture
L’écriture. Comme une route prise après le carrefour. Celle-ci parce qu’elle semble nous appartenir, elle nous ressemble dans l’inconnu ; celle-ci plutôt qu’une autre, toutes celles qui partent et se perdent dans le silence, dans le lointain et qui portent des paysages qui indiffèrent. Celle-ci.
L’écriture seule ; perdue au milieu du décor avec des sables qui s’effacent, des ombres définitives. La route comme une seconde peau, un habit habité, de sang et d’os, un corps entier moulé sur notre propre corps. Indissociable.
J’ai envie de riz cantonais. Tout un monde. Des élans.
L’écriture comme une voix mélangée, tissée de bavardages célèbres et de sonorités familières ; crabes-auteurs en toile d’araignée, cellules vivantes et qui s’animent naturellement. Vers l’inconnu et vers le connu. Vers les eaux sourdes de l’émergence et du mouvement. Exultation, sommeil, états de première nécessité, désirs creux, volontés pleines ; ramifications simples. Une route après le carrefour. Un choix essentiel, un voyage écrit par le secret.
Au commencement, il y avait déjà tout.