
Je poésis. J’âme par l’onde. L’attribut fort des jours tapote en ma compagnie. Nous saisissons l’instant, ensemble et par mes mains jointes, nous sommes. Pétris, dans le lien serrés. Débordés sans cesse par le monde. Et par l’eau, dense et trouble de nos passés. Je verbe, soumise à l’écoulement infaillible du temps, denrée futile et sans valeur. Tremble au rythme des phrases, partageant l’heure avec le devoir. Dissoutes, balancées par le feu du remords, des silences mal aboutis. Déroute au terme du voyage.
Mal sans visage, musique errante et insidieuse, j’acte à nouveau, par le revers et détournant le seuil. J’arrache au terme pour mettre en tête, célébration, thébaïde. Joutes clownesques d’oppositions qui s’ignorent, jetées toutes dans la vie et promises et promues. Tombées ! Avant même d’avoir fait l’effort, d’avoir parcouru quelques sensations. Déchues sans même avoir servi. Décevante ardeur.
je rêve de lire tes mots imprimés sur un papier à grain, reliés, endormis par milliers dans un hangar en attendant l'éveil de la sortie...
;)
tu as trouvé ta voix propre sur la toile, ce qui est beaucoup et fait l'unicité de ce site, puissé-je trouver ma voix aussi!
Merci Jill, c'est gentil.
Je ne doute aucunement que tu trouves ta voie ! Mais il est vrai que ça nécessite toujours du tatonnement, de l'introspection et un certain recul. Un jour, tout devient plus net dans le flou :-) et on finit par trouver l'unité au coeur du disparate. Des fois même par hasard !
Bon courage pour la suite.