Mardi 27 juin 2006

 

« Le bleu est la couleur typiquement céleste. Le bleu développe très profondément l’élément du calme. Glissant vers le noir, il prend la consonance d’une tristesse inhumaine. Il devient un approfondissement infini dans des états graves qui n’ont pas de fin et qui ne peuvent en avoir. A mesure qu’il s’éclaircit, ce qui lui convient moins, le bleu prend un aspect plus indifférent et paraît lointain et indifférent à l’homme, comme un haut ciel bleu clair. Plus il s’éclaircit, plus il perd de sa résonance, jusqu’à devenir un calme muet, devenir blanc. Musicalement, le bleu clair s’apparente à la flûte, le foncé au violoncelle, s’il fonce encore à la sonorité somptueuse de la contrebasse ; dans ses tons les plus profonds, les plus majestueux, le bleu est comparable aux sons graves d’un orgue. »

 

 

 

Kandinsky, Du Spirituel dans l’Art, et dans la Peinture en particulier

 

par Exuvie publié dans : blah blah
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Vendredi 23 juin 2006

 

Eh ben des fraises sous cloche, j'en avais encore jamais vues. C'est-y pas beau, ça...

par Exuvie publié dans : Flore
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Mardi 20 juin 2006

 

Je viens de passer mon CAP de marqueterie et il n’est pas dit que ça ne laissera aucune trace ! En voilà une : l’exemplaire que j’ai gardé… Car on découpe tout ça en double, on l’ombre, on le colle et on repart chez soi avec celle qu’on ne sacrifie pas aux examinateurs… quand on a le temps de l’incruster bien sûr.

J’avais le temps, j’aurai le CAP !

par Exuvie publié dans : blah blah
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Lundi 19 juin 2006

 

Je m’offre en vigilance. Je me poste aux postes et je donne du corps, je me trempe. D’abris en pétarades, d’absolus en modérations, j’illustre et j’abrutis, battue trop de fois par moi-même. Je m’étais donnée toute au bordel, lancée par les plaines et les vents, travestie pour échouer, rabattue de force sur le gibier facile, conquis d’un pied. Armes par l’aube, horizon net et dégarni, palettes intimes et peinturlurées. Des possibles étalés et pétris, trapus dans le noir de la nuit et déployés par tout le jour, emportés, lustrés, le bris de cette violence ouvrait des portes insoupçonnées. J’arquais, par tant de foi dissidente. Tant d’isthmes perdus, décorant par l’encre les cartes de voyage… Egarés sous tant d’âme, par de tels ravages. Egarés d’aptitude et de contrôle.

 

Je brise, je brise l’arbre à pensées, le tambour des résonances. J’anéantis le bruit des élans mesurés. Je reviens, martelant, parjure facile de ma déroute. Je reviens. J’ai le dos travaillé de courbures intenses mais je reviens, droite et fidèle. Les mots-sable, les mots-dragons. Je les porte en couronne et jusqu’à la déraison. D’amour et de haine, de désir batailleur et inquiet. Trames d’éternité qui me font me reluire sans me relire. Pour avancer plus vite, pour ne pas perdre la rame. Avancer, avancer. Ourdir à feu vif, à plumes rabattues. Travailler, tendre, détendre et ramasser. Vivre, vivre et s’écrier d’être. Allumés par le sang, tiraillés du dedans et en travers, par la peau remontés et par la gorge passant. Crachés à terre et noués au dessin de la route. Verve intarissable, qui ne se prêtera pas et qui ne s’arrêtera. Mots d’artifice et de décoration. Fortune et bon cœur, nausée vague et sans recours. Une quête infernale, un jeu sans règles. Un indispensable égarement.

 

 

par Exuvie publié dans : textes
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Vendredi 16 juin 2006

 

par Exuvie publié dans : Flore
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Jeudi 15 juin 2006

 

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Mardi 13 juin 2006

 

- Je ne veux pas mourir. 

 

- Mais vous serez pendu demain.  

 

- Je ne veux pas mourir.  

 

- Mais vous serez pendu demain.

 - Je ne vais pas mourir. Cela ne se peut. Je retiens l’heure et demain ne viendra pas. Nous nous endormirons, comme en un conte nous oublierons qui nous sommes et je ne mourrai pas.

 - Mais vous serez pendu demain !  

 

- Taisez-vous donc ! Vous gâtez l’illusion nécessaire à ma cause. J’ai besoin de la magie des enchanteurs et des secrets anciens. Il nous faut croire au miracle, pour un soir, je vous en prie, taisez-vous.

 - …

 - Vous voyez ? Déjà s’annonce l’inimaginable.  

 

 

par Exuvie publié dans : blah blah
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Mercredi 7 juin 2006

 

 

La magie, inaltérable, des métamorphoses.

La larve, après deux ans passés à barboter, s’extrait de l'eau et mettra quelques heures avant de déplier ses ailes et de s’envoler… pour un été.

 

 

 

par Exuvie publié dans : Faune
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Dimanche 4 juin 2006

...

 

La vie avance…

 

 

par Exuvie publié dans : blah blah
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Samedi 3 juin 2006

 

A pas lents, secondée. Dans l’air du soir et le bleu du matin. Les heures se posent les unes sur les autres, je compte encore les jours. Il y a joie, danger. Il y a ce que l’Ange a promis de la vie, quelque chose de mou et de parfois corsé, vague, divaguant et bizarre. Vivre n’a pas de contour, c’est être sans cesse jeté dans le grand bain sans avoir rien appris, sans maîtriser le sens de l’histoire. C’est être sans le vouloir, tirer le songe à soi et bagarrer dans le silence, à la merci des désirs douteux et des renoncements.

Comment font-ils, tous, pour être ainsi, à la merci d’eux-mêmes et du temps ? Font-ils les comptes de leurs dépendances ? Le mystère trace une route tortueuse et nous suivons, entre deux lueurs brèves, le reliquat de notre passé.

 

 

par Exuvie publié dans : blah blah
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