C’est dur la constance, on se fourvoierait pour n’importe quoi. Pour n’avoir pas à tenir la route, suivre la barre… On mangerait à tous les râteliers de la distraction, les pires comme les meilleurs. On s’acoquinerait avec la bassesse, l’oisiveté grivoise. Ahhhh, pour ne pas être constant, qu’est-ce qu’on ne ferait pas !
Hmmm, je dis on, ça me rassure. Car si cela se trouve, la constance c’est trop facile pour les autres, pour eux, ceux qui sont là, partout, les autres. Etre constant c’est dans leur nature si ça se trouve, ça leur paraît naturel. J’avance, un petit pas chaque jour, un tous les jours, si je le fais chaque jour, c’est sûr que j’avance, y a aucun doute là-dessus. Ils sont constants et pour eux c’est facile, si ça se trouve.
Mais bon, je crois que je vais continuer à dire on. Ca m’aide, moi, à la constance. On fait des trucs, on s’amuse, on est frivole mais y a des jours où on y arrive à être constant, ben oui. Et puis, qui a dit que c’était ça le plus important, d’être constant ? C’est vrai, ça, pourquoi on devrait être constants, d’ailleurs ? C’est pas eux, là, qui l’ont dit ? Les autres, ceux qui sont là, partout, les autres, et qui font leur petit pas chaque jour…