... danser les fantômes ?

... poindre en vous l'idée d'un monde inconnu ?


On parlera poésie ? Oh, on en écrira, oui.
On fera de la littérature ? Oh, on la côtoiera, oui. De loin, comme ça, pour rire.
On se perdra ? Oh oui, toujours.
... danser les fantômes ?

... poindre en vous l'idée d'un monde inconnu ?

« J’admire les êtres qui savent où ils vont, moi qui avance au jour le jour et baptise mon indécision du nom trompeur de spontanéité. »
Pascal Bruckner, Les Voleurs de Beauté
Voilà que les tilleuls se vêtent de leurs parures d’hiver pour impressionner l’été.

Dans mon train, dans mon car, dans mon sac, dans mon ventre. Dans ma ville, dans mon œil, dans ma voix, dans mon cœur. Dans mon verre, dans mon bol. Dans mon champ, dans mon lit. Dans ma soupe.
Dans mon silence, dans mon absence, dans mes cheveux, dans ma maison. Dans mon désordre, dans mon sommeil, dans mes chaussures, dans mon salon. Dans mes yeux, dans mes mots. Dans mes caves, dans mes cachots. Dans mes mains.
Entre les doigts de tous ceux, dans les mots de chacun. Parombelliferrugineux.
Dans le couloir, à côté, dans le grenier, par ici. De l’autre côté de. Dans dans dans. Dans tous les sens, dans ma tente, dans mon cerveau, dans mon bain, dans mon pain. Dans son porridge, dans sa quête, dans ses noisettes, dans ses pommes. Un ver dansait. Dans ses chaussettes, dans ses rêves, dans ses armoires. Dans son thé. L’ironie du. Dans dedans, c’est fou. A l’intérieur, avec, tout au fond bien tassé. Dans.


Une larve à l’eau, de l’exuvie libérée et guidée vers le ciel par ses nouvelles ailes.
Ici faisant une pause…

Un masque de plus dans un monde sans fard.
Un masque de moins, posé là dans l'attente d’exister.
Un masque à la fois chaud et froid, hermétique et total.