On parlera poésie ? Oh, on en écrira, oui.

 

On fera de la littérature ? Oh, on la côtoiera, oui. De loin, comme ça, pour rire.

 

On se perdra ? Oh oui, toujours.

 

 

 

 
Dimanche 18 février 2007

La forêt est dense. Comment ne pas se perdre ?

 

Le chemin que je cherche n’est pas de grande envergure. Je n’attends pas les guides, les balises, les signes, les flèches. Je ne cherche pas la foule. Mais je suis pourtant à la recherche d’un vrai chemin, à travers les arbres, au cœur même de cette forêt que j’admire, de ce monde qui me porte. Une route personnelle, qui me ressemble et que je veux bien construire si elle ne porte pas déjà les traces d’un passage. Cette route, même égarée, je finirai par la reconnaître, la deviner. Et je sais que je ne me tromperai pas car je l’attends depuis que je suis au cœur du monde, consciente à la fois de mon individualité et du trésor collectif.

Je sais déjà aujourd’hui reconnaître les impasses http://www.sarkozy.fr/lafrance/ , éviter les pièges. Je ne peux prendre la route des manipulations http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/0/mainmise_sur_la_presse.html

ni celle de la peur ou de l’insécurité. http://rebellion.over-blog.net/article-5374744.html Ca ne veut rien dire pour moi ; l’ordre forcé ne me conduirait qu’au pied du mur, là où la beauté et la création s’arrêtent, là où l’on oublie complètement d’être soi.

Je veux avoir les moyens de continuer à marcher, d’avancer sereinement, sans devoir mendier mon droit à une vie décente, http://dinersroom.free.fr/index.php?2007/01/16/322-la-liberte-de-travailler-plus-n-existe-pas à un futur orné de possibilités. Je veux croire qu’un jour je trouverai mon chemin, le vrai, celui qui me ressemble. En attendant, j’avance sur les terres communes les moins négatives http://emilitants.desirsdavenir.org/ressources/pacte-presidentiel.pdf, je me laisse tenter par des désir d’avenir, qui s’ils ne me ressemblent pas tout à fait, m’orientent vers un carrefour nécessaire et constructif. http://www.desirsdavenir.org/index.php Car avant de se comprendre complètement, de ne faire qu’un avec soi, on doit entendre et comprendre ce dont le reste du corps bruissant de la forêt a besoin, ce qu’il réclame à grands cris. Un peu plus de justice, un peu plus de balises, une vraie route sur laquelle avancer ensemble.

 

A la croisée des chemins, tout est encore possible. http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/33/35/02/projet-contre-projet/institutions.pdf

 

par Exuvie publié dans : blah blah
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Samedi 10 février 2007

 

Allez-y, allez-y.

 

De belles images comme celles-ci, ça ne se rate pas !

Rebecca Dautremer, illustratrice en vogue, connue notamment pour son livre Princesses oubliées ou inconnues qu’on voit partout maintenant en librairie, expose les illustrations originales de son dernier ouvrage : La Tortue géante des Galapagos, publié aux Editions Gautier-Languereau.

C’est à la Maison des Contes et des Histoires, 7 rue Pecquay 75004 PARIS. Ouvert du mercredi au dimanche, de 14h30 à 18h. Jusqu'au 1er Avril.

Moi ça fait dix ans que je la suis, depuis que j’étais tombée par hasard sur Au Clair de la Terre, un livre de poésies illustré par elle. Une découverte de taille tant les univers comme celui-là, intime et très personnel (et en plus traité magnifiquement) sont rares.

Et je n’avais jamais eu la chance de voir les dessins originaux. Ni la dessinatrice d'ailleurs (car elle existe vraiment, c'est pas un mythe !).

C'est magique.

 

 Allez-y, allez-y !

 

 

 

par Exuvie publié dans : blah blah
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Vendredi 9 février 2007

 

… dans l’espace, il n’y avait rien.

 

Quelle déception !

par Exuvie publié dans : Faune
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Dimanche 4 février 2007

 

 

par Exuvie publié dans : Faune
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Mercredi 31 janvier 2007

 

« … Jun ne dit rien. Simplement, sans qu’un seul trait de son visage ne bouge, et absolument en silence, elle commença à pleurer, de cette manière qui est une manière magnifique, un secret de quelques-uns, ils pleurent seulement avec les yeux, comme des verres remplis à ras bord de tristesse, et impassibles, pendant que cette goutte de trop finit par avoir raison d’eux et glisser par-dessus bord, suivie de milliers d’autres, et ils restent là immobiles, pendant que s’écoule sur eux leur menue défaite. Elle pleurait comme ça, Jun. »

 

 Alessandro BARICCO, Châteaux de la Colère

 

 

 

 

par Exuvie publié dans : Citations
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Jeudi 11 janvier 2007

 

 

J’absous.

Les rimes, les vers, les quatrains.

Les métaphores fatiguées. L’amour ranci par l’émotion facile.

J’absous.

Les mots adolescents, les images de bazar.

L’impudeur griffonnée et bancale. Les étoiles qui ont servi cette inspiration crue. Les cœurs blessés sont trop charmants, ne naviguant que sur l’air du dépit, des mots sales et usés.

J’absous.

Les douces vagues et la romantique mélancolie. Les cytises et le cinabre. Languide ardeur, destin funeste.

J’absous.

Les anthologies de la poésie. Les professeurs décadents. Les langages simplifiés, les symboles outranciers. Comme on peint le livide d’un or azuré.

J’absous.

Les soupirs chantants, sertis de lune et d’horizons solitaires. Les rages désespérées par les mots illustrées. Branlantes et circoncises. Les jeunes cœurs, les nobles âmes, la dissertation facile.

J’absous la poésie. Le leurre terrible qui la dévore. La musique qui la fait chanter. Les sauts de puce, les ambages. Sa carnation, ses muscles. La douleur qui l’occupe, l’amour qui la fait voler. Froufrous de bal et libations. Ses paysages mêlés, donnés en pâture aux pieux, aux preux, aux immondes. Carnavals soupirant, couleurs lavées.

J’absous pour faire de la place. J’absous pour recommencer. Ailleurs, sans la peur d’être à côté. Pour apprécier la poésie sans passer par la littérature. Pour pouvoir dire sans parler.

J’absous pour commencer. Pour laver.

Pour écrire.

J’absous.

 

par Exuvie publié dans : textes
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Mardi 26 décembre 2006
par Exuvie publié dans : Faune
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Jeudi 7 décembre 2006

 

Où partent les secrets, jetés à travers phrases, tombant des points comme des arbres ? Les miens, à la nuit, se tarissent. Ils me délaissent pour d’autres rivages. Ensoleillés. Je me rends, moi, à la facilité de l’ouvrage, qui déroule pas à pas son langage comme on sort un fruit de sa gangue pour le manger. Je consomme, je déraille. Je déroute. En d’autres termes et pour faire simple, je n’assure pas.

 

par Exuvie publié dans : textes
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Vendredi 24 novembre 2006

 

Une belle fleur, en cette saison, ça ne se laisse pas passer comme ça ! On ne peut la laisser s’ouvrir, se montrer belle pendant cinq jours et s’éteindre sans écho…

 

Voici l’écho.

 

Voici l’image, le souvenir d’elle.

 

Pour qu’on se souvienne ! qu’une Belle a, pour nous, affronté les dangers de la saison froide.

 

 

 

 

par Exuvie publié dans : Flore
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Jeudi 9 novembre 2006

 

« Vous me trouverez peut-être haineux mais j’ai tellement aimé et je continue même à aimer tellement que je suis obligé de me défendre. C’est l’amour fou.

(…)

Je me défends, c’est tout.

Pour le reste j’élève ma toute petite voix de souris – Ajar, ça veut dire « souris » en hongro-finnois – j’élève ma toute petite voix uniquement pour hurler que j’ai peur et qu’il faut avoir encore plus peur que la peur et que la peur en 1976 est, comme elle l’a toujours été, mais jamais à ce point, la seule authenticité absolue, profonde, universelle, fraternelle, et qu’au moment où j’écris ces lignes les cheveux se dressent sur la tête à l’idée que je suis assis sur une chaise et que personne, personne ne peut être sûr qu’une chaise n’est pas un agent pseudo-pseudo chargé de la plus angoissante conspiration qui soit : celle de prêter à tout ce qui vous entoure un aspect rassurant, quotidien, familier. »

Romain Gary, Pseudo

 

 

par Exuvie publié dans : Citations
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