On parlera poésie ? Oh, on en écrira, oui.

 

On fera de la littérature ? Oh, on la côtoiera, oui. De loin, comme ça, pour rire.

 

On se perdra ? Oh oui, toujours.

 

 

 

 
Samedi 2 juin 2007

 

« La liste, très courte, des conseillers de notre nouveau président de la République comporte un nom qui mériterait quelques explications: celui du généticien Arnold Munnich. A l'Elysée, on se refuse à tout commentaire "tant que son rôle n'aura pas été précisé au Journal officiel". Sa nomination en tant que "conseiller de la présidence de la République" a pourtant été publiée au JO le 17 mai.

 

L’homme est professeur à l’université René-Descartes, meumbre de l’Académie des sciences et dirige l’unité Inserm “Handicaps génétiques de l’enfant” à l’hôpital Necker-Enfants malades. Son équipe a découvert une vingtaine de gènes responsables de maladies héréditaires graves et incurables : achondroplasie (nanisme), amyotrophie spinale infantile (neuromusculaire), maladie de Hirschprung (intestin), maladie de Stargardt (rétine)...

 

Chacun garde en mémoire les propos controversé de Nicolas Sarkozy sur le rôle de la génétique dans les comportements humains. Notamment cette phrase terrible, lâchée lors d’un entretien avec le philosophe Michel Onfray, par le candidat : "J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile..." Son entourage tenta de noyer le poisson en justifiant le propos par la volonté du futur président de "lancer le débat".

 

Rien, dans les propos passés d'Arnold Munnich, n'a de quoi choquer. Ni cette conférence, ni même ses réponses au cours de cette émission du 11 avril 2007 sur LCI, postérieure à la révélation des propos du candidat Sarkozy sur le caractère héréditaire de la pédophilie et du suicide.

 

Mais sa nomination est, en soi, un message qui mérite discussion : pour la première fois de son histoire, la présidence de la République enrôle un conseiller en génétique, alors qu'elle se passe fort bien de conseil officiel pour l'informatique ou la climatologie. »

Par Pierre Vandeginste (Journaliste scientifique), le

 

http://rue89.com/2007/05/31/un-geneticien-a-lelysee

 

 

par Exuvie publié dans : Politique
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Vendredi 1 juin 2007

 

Connaissez-vous les Souffleurs ? Les avez-vous déjà rencontrés ? Ils apparaissent et disparaissent, vêtus de noir et munis d’un grand parapluie. Ils s’approchent, vous tendent le parapluie et vous chuchotent, du bout d’une longue sarbacane noire, un texte poétique.

 

Voici leur Manifeste et je vous conseille d’aller vous nourrir plus avant sur leurs terres même, ici : http://www.les-souffleurs.fr

 

« Ce sont ( L e s ) S o u f f l e u r s  qui constituent ( L e s ) S o u f f l e u r s.

- ( L e ) S o u f f l e u r  souffle le chuchotement dans son Rossignol, à travers son éventail.

- ( L e s ) S o u f f l e u r s  pratiquent le luxe de l’acte unique, ne se répètent pas, se mettent en danger artistique personnel, se méfient des habitudes.

- Ce que tu mets en jeu dans un souffle, c’est toi.

- Souffle à qui tu veux.

- Ne souffle jamais à quelqu’un dont tu ne sens rien.

- Nous ne faisons pas du spectacle.

- Un chuchotement de quinze secondes est la mesure de temps minimale à l’émergence du Mystère.
            Mystère,- mot dont nous nous servons pour tromper les autres, pour leur faire croire que nous sommes plus profonds qu’eux. (Cioran)

- Chaque chuchotement au rossignol n’excède pas une minute qui est la mesure de temps maximale du déploiement de l’émotion.
            Émotion,- État de prostration causé par une emprise du cœur sur la tête. S’accompagne quelquefois d’une copieuse décharge de chlorure de sodium hydraté dans les yeux. (Ambrose Bierce)

- La mesure minimale de la longueur d’un rossignol correspond à l’espace d’un homme contemporain allongé entre le souffleur et le soufflé, c’est à dire un mètre quatre-vingt.

- On considère comme possible le fait qu’il n’y ait pas de mesure maximale d’espace au transport de la parole dans un tube, on a donc affaire à l’infini.
           Infini, - Quand vous parlez de l’Infini, jusqu’à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer? (Tardieu)

- Chaque S o u f f l e u r  est un passeur rendant hommage aux mouvements du sens - Nous déposons des secrets au creux des Oreilles c’est à dire au fin fond des âmes.

- Le répertoire fait l’objet d’une « mise au trésor ».

- Chaque répertoire est unique, chuchoté une fois puis rejoint « le trésor ».

- Chaque S o u f f l e u r constitue son répertoire, sur les thèmes ou modules proposés par ( L e s ) S o u f f l e u r s  à partir de « la mise au trésor ».

- Chaque S o u f f l e u r  peut proposer ses thèmes.

- Un répertoire est constitué d’une vingtaine de phrases, maximes, aphorismes, devinettes, texticules, sonnets, épigrammes, énigmes, théorèmes, Haïkus etc., appris et sus absolument par cœur par chaque S o u f f l e u r.

- Le répertoire est intrinsèquement personnel mais peut faire l’objet d’échanges avec un autre S o u f f l e u r  si affinités.

- Le répertoire est soumis et répété aux S o u f f l e u r s  avant d’être chuchoté aux Oreilles.

- Le répertoire de chaque S o u f f l e u r  sera tapé sur feuilles et remis aux S o u f f l e u r s avant d’être répété.

- Chaque S o u f f l e u r  est poétiquement responsable de ses chuchotements.

- En dehors de ses chuchotements, sur site, le S o u f f l e u r  est mystérieux donc muet et élégant en noir.

 

Petite histoire,

 

- En Angleterre, lorsque un acteur mourait alors qu’il était en charge d’un personnage dans une pièce, le spectacle se donnait en public encore une fois, un seul et unique soir. Le régisseur général du théâtre, tout de noir vêtu et le texte à la main donnait d’une voix neutre les répliques du comédien disparu aux autres acteurs costumés et jouant. Cela constituait l’ultime hommage des gens de l’art devant le Public à l’acteur disparu .

 


- Le S o u f f l e u r  a une posture:  la tendresse d’Auguste le clown.

 

Petite histoire,

- Un clown blanc est dans la lumière sur la piste. De l’obscurité sort un Auguste misérable et timide comme un enfant. Il se met à chercher quelque chose dans la sciure de la piste. Le Clown Blanc l’interpelle et lui demande ce que diable il peut faire. -Hé toi là-bas! viens ici! Auguste s’approche timidement. -Mais que diable fais-tu? -Je cherche ma clé, répond-il tout doucement et il repart fouiller la sciure. -Hé toi là-bas! viens ici! Auguste s’approche timidement . -Tu cherches ta clé? -Oui, monsieur, je cherche ma clé. -Tu l’as perdue, ta clé? -Oui, monsieur, j’ai perdu ma clé. Et il repart illico chercher dans la sciure. -Hé toi là-bas! viens ici! Auguste s’approche timidement . - Tu l’as perdue ici ta clé? -Non monsieur, répond timidement Auguste, je l’ai perdue là-bas ma clé. Il désigne un point là-bas dans le noir. Rires du public et du Clown Blanc. -Tu l’as perdue là-bas ta clé et tu la cherches ici ta clé? dit le Clown Blanc. -Oui monsieur, répond timidement Auguste . Rires du public et du Clown Blanc. -Et pourquoi tu la cherches ici ta clé alors que tu l’as perdue là-bas ta clé ? Rires du public et du Clown Blanc. - Parce que... ici monsieur... dit timidement Auguste... Ici... Y’ a d’ la lumière.


-Chaque S o u f f l e u r  chuchote de la lumière pour Auguste.

- Le S o u f f l e u r  détient trois privilèges et un secret : il a le pouvoir de chuchoter dans le tumulte, de convoquer le silence malgré le vacarme, de provoquer l’émerveillement dans le tohu-bohu. Pour ce qui est du secret... Chut!

- Pour la dernière fois, nous ne faisons pas du spectacle. »

 

par Exuvie publié dans : Citations
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Lundi 28 mai 2007

 

C’est un site passionnant, à visiter de toute urgence. Parce qu’avec tout ce qui se dit, se murmure, s’entend à la télé, s’écoute à la radio. Avec tout ce qui se ment, se cache ou ne se dévoile pas, on est bien loin d’avoir d’une part une conception claire de notre rapport au travail et d’autre part une idée précise sur le positionnement de la France vis-à-vis des autres pays concernant la durée du temps de travail 

 

« A l'encontre d'une idée répandue mais fallacieuse, les français ne travaillent pas 35 h par semaine alors que les citoyens d'autres pays travailleraient beaucoup plus. L'horaire officiel, légal ou conventionnel, n'est pas la réalité des entreprises et des travailleurs. En France, trois notions bien différentes expriment la durée hebdomadaire du travail :
· la durée légale de 35 heures des lois de 1998 et 2000, applicables en 2000 et 2002,
· la durée affichée par les entreprise, durée théorique mesurée par les enquêtes Acemo,
· la durée effective (réelle) de travail, mesurée par les enquêtes emploi de l'Insee.

http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm

(…)

La durée du travail est en moyenne de 34 heures par semaine aux Etats-Unis, à comparer avec une durée de 36 h en France, de 32 h en Grande-Bretagne et de 29 à 36 heures dans les principaux pays européens, pour l'ensemble des emplois à temps plein et à temps partiel. Ces valeurs peuvent surprendre. Elles proviennent pourtant des statistiques officielles de chaque pays et elles donnent une idée plus exacte de la réalité que les statistiques habituelles limitées aux seuls emplois à temps plein.

http://travail-chomage.site.voila.fr/us/us_duree_travail.htm

(…)

En tenant compte de tous les emplois, à temps partiel et à temps complet, la semaine de travail est de :
 36,3 h en France
 36,2 h en Italie
 35,1 h au Danemark
 33,8 h aux Etats-Unis
 33,6 h en Allemagne
 33,2 h en Espagne
 31,7 h en Grande-Bretagne
 30,1 h en Suède (36,1 h pour ceux "au travail")
 29,2 h aux Pays-Bas (44% de temps partiel) »

Le site et tous les détails : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm

Allez-y.

 

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Mercredi 23 mai 2007

 

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Mercredi 23 mai 2007

 

La monarchie quinquennale

 

 

« L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais.
Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat.
Les conséquences en seront vertigineuses.
D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence.
Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale.
Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité.
Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale…… »

 

Jacques Attali, le 22 Mai 2007

http://blogs.lexpress.fr/attali/2007/05/la_monarchie_quinquennale.html

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Lundi 21 mai 2007

 

A propos d’une certaine conception de l’idéologie du travail…

 

Extrait d’un livre d’André GORZ, Métamorphoses du Travail, écrit en 1988. C’est tout à fait d’actualité…

 

 

« Dans pareille situation, l’exaltation de l’effort, l’affirmation de l’unité du métier et de la vie ne peuvent être que l’idéologie d’une élite privilégiée qui accapare les emplois bien rémunérés, qualifiés et stables et justifie cet accaparement au nom de ses capacités supérieures. L’idéologie du travail, la morale de l’effort deviennent dès lors la couverture de l’égoïsme hypercompétitif et du carriérisme : les meilleurs réussissent, les autres n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes ; il faut encourager et récompenser l’effort, donc ne pas faire de cadeaux aux chômeurs, aux pauvres et autres « fainéants ».

 

Cette idéologie (dont le thatchérisme offre, en Europe, l’expression la plus franche) a, du point de vue du capital, une rationalité rigoureuse : il s’agit de motiver une main-d’œuvre difficilement remplaçable (pour le moment, au moins) et de la contrôler idéologiquement faute de pouvoir la contrôler matériellement. Pour cela, il faut préserver chez elle l’éthique du travail, détruire les solidarités qui pourraient la lier aux moins privilégiés, lui persuader que c’est en travaillant le plus possible qu’elle servira le mieux l’intérêt de la collectivité en plus du sien propre. Il faudra donc masquer le fait qu’il y a un croissant excédent structurel de main-d’œuvre et une pénurie structurelle croissante d’emplois stables et à plein temps ; bref que l’économie n’a plus besoin – et aura de moins en moins besoin – du travail de tous et de toutes. Et que, par conséquent, la « société de travail » est caduque : le travail ne peut plus servir de fondement à l’intégration sociale. Mais, pour masquer ces faits, il faut trouver des explications de rechange à la montée du chômage et de la précarité de l’emploi. On dira donc que chômeurs et précaires ne cherchent pas vraiment du travail, n’ont pas d’aptitudes professionnelles suffisantes, sont incités à la paresse par des indemnités de chômage trop généreuses, etc. on ajoutera que tous ces gens touchent des salaires trop élevés pour le peu qu’ils savent faire, de sorte que l’économie, ployant sous les charges excessives, n’a plus le dynamisme nécessaire pour créer un nombre croissant d’emplois. Et on conclura : « Pour vaincre le chômage, il faut travailler plus. »

 

(…)

 

Travailler le plus possible, dans ces conditions, c’est non pas servir la collectivité mais se conduire en détenteur d’un privilège qu’on défend contre la convoitise des autres. »

 

 

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Jeudi 17 mai 2007

 

J’ai arrêté, moi. Et vous ?

En fait, sans m’en apercevoir, j’ai arrêté. J’ai même pas fait exprès. A croire que ça ne m’interpellait plus… Ca ne me manque pas, je n’y pense même pas.

J’ai arrêté quoi ? Oh, la télé.

Ah, sauf En Aparté le midi sur Canal, parce qu’on a à la fois le JT, un petit débat et un entretien privilégié avec une personnalité. C’est pas mal.

Il faudra aussi que je pense parfois à jeter un œil à France Europe Express, le dimanche soir tard sur France 3, ça me paraît pas mal.

Sinon le reste, j’ai arrêté. Trop dangereux. Vraiment, ça n’est plus possible. J’en viens à me demander à qui elle s’adresse au fond. Qui peut supporter sa partialité, sa médiocrité, sa désinformation ? Il faut désirer s’abêtir pour y céder, il faut vouloir oublier… mais oublier quoi ? Que nous sommes doués de pensée, dotés d’une conscience, aptes à la réflexion ?

Je ne sais pas. Oublier, quoi qu’il en soit, cela me semble clair.

Pour mieux travailler peut-être, mieux produire, verser sa maigre obole au relancement perpétuel de la machine économique.

Hmmm, un truc énOORme, cette télévision. Un truc dont nous serons toujours plus nombreux à nous défaire.

Pour voir de vraies images et avoir de vrais sons, je vous conseille d’aller faire un tour ici : http://www.latelelibre.fr/  C’est un collectif de journalistes qui a décidé fin janvier de créer un nouveau média, libre. Ils sont pour l’instant très branchés politique, contexte électoral oblige, mais ça devrait évoluer au long des prochains mois.

A suivre donc, entre autres informations internautiques.

 

 

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Mercredi 16 mai 2007

« Un vol de gamins qui prend des proportions incroyables. Deux frères de 8 et 11 sont menacés de prélèvement ADN pour avoir volé deux tamagoschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché, révèle le journal Le Parisien, samedi matin. Un larcin qui les expose aujourd’hui à la menace d’une inscription au fichier national des empreintes génétiques (Finaeg) après que le magasin a déposé plainte.
Le père admet «une connerie de gamins» mais se révolte contre le risque encouru par ses enfants pour ce vol. «Là, on a le sentiment que, pour une bêtise, on n’est en train de les détruire», a-t-il déclaré au Parisien. Avant d’affirmer qu’il s’opposera à tout prélèvement génétique, lors de son rendez-vous à la gendarmerie samedi après-midi. Quitte à s’exposer à une peine maximum d’un an de prison et 15.000 euros d’amende.

Le fichage étendu à la quasi-totalité des crimes et délits

Créé par la loi du 17 juin 1998, le Fnaeg était utilisé à l'origine pour les infractions de nature sexuelle (2000), puis pour les crimes (2001). Depuis 2003, ce fichier, utilisé par la police nationale et la gendarmerie, a été étendu pour la quasi-totalité des crimes et délits d’atteintes aux personnes et aux biens (vols, destructions, coups et blessures volontaires...) et aux trafics (drogue, proxénétisme, exploitation de la mendicité...). Un champ d’action très vaste, d’autant que la loi ne prévoit aucune limite d’âge pour y figurer. »

 


20Minutes.fr, éditions du 05/05/2007 - 12h39

 

 

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Lundi 14 mai 2007

 

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Jeudi 10 mai 2007

 

Le groupe Bolloré s'est bien vu attribuer récemment des marchés publics

 

PARIS (AFP) - Le groupe de l'homme d'affaires Vincent Bolloré s'est vu attribuer ces dernières années des marchés publics, contrairement à ses affirmations et à celle du président élu Nicolas Sarkozy, a constaté l'AFP sur le site  Internet des Journaux Officiels de la République française.

 

Dans le cadre de la polémique suscitée par le séjour de M. Sarkozy sur le yacht de M. Bolloré au large de Malte, le groupe de l'homme d'affaires avait affirmé mercredi qu'il n’avait "jamais eu aucune relation commerciale avec l’Etat français".

 

Nicolas Sarkozy avait indiqué de son côté que "Vincent Bolloré est un des grands industriels français. Il n'a jamais travaillé avec l'Etat. Il fait honneur à l'économie française".

 

SDV, la filiale logistique du groupe Bolloré, a obtenu le 10 août 2006 l'attribution du marché du "traitement de la valise diplomatique fret" par le ministère des Affaires étrangères, selon l'annonce numéro 368 publiée le 06 novembre 2006 dans le Bulletin officiel des annonces de marchés publics (BOAMP) 050 C.

 

La valeur totale estimée de ce marché est comprise entre 1,4 million d'euros et 5,6 millions d'euros, hors taxes, pour "une durée de 48 mois à compter de la notification du marché".

 

SDV s'est également vu attribuer le 17 juin 2005 un marché de "transport de fret par voie aérienne commerciale à la demande et pour le compte du ministère de la Défense", d'une valeur estimée à 36 millions d'euros, hors taxes, peut-on lire dans l'annonce numéro 907 publiée le 26 septembre 2005 dans le BOAMP 041 C. Le contrat est lui aussi d'une durée de 48 mois.

 

Par ailleurs, selon l'annonce numéro 357 publiée le 15 janvier 2007 dans le BOAMP 003C, le groupe Bolloré a obtenu le 11 décembre 2006 du ministère de l'Intérieur un marché de "mise en place de locaux de sûreté modulaires à l'hôtel de police de Grenoble" d'un montant hors taxe de 342.329 euros.

 

 

jeudi 10 mai 2007, 17h50

 

 

par Exuvie publié dans : Elections
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