Mercredi 25 avril 2007

 

Margot Wallström, vice-présidente de la Commission europeenne apporte son soutien à Ségolène Royal.

 

“I cheered for the achievements of a presidential candidate belonging to my political family – The voter participation was very high and that is worth recognizing and cheering for as well. And maybe this was the first time that the web debate had the same status as all the other media ?

 

Mais, peut-être plus que tout, j‘étais si contente de voir qu‘une femme participera au deuxième tour de l‘élection présidentielle! Nous avons déjà eu en Europe, des femmes Premier Ministre et Président de la République et nous avons, bien sûr, un certain nombre de femmes ministres dans les différents gouvernements (et même beaucoup de femmes, comme c‘est le cas dans le nouveau Gouvernement en Finlande). Mais jusqu‘à présent, en France, jamais une femme n‘était parvenue au deuxième tour de l‘élection présidentielle! C‘est historique, et je voulais, en tant que femme engagée dans la politique, rendre hommage à Ségolène Royal et lui souhaiter “Bon vent“ pour la suite. »

 

http://blogs.ec.europa.eu/blog_wallstrom/page/wallstrom?entry=title

 

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Lundi 23 avril 2007

 

http://www.appelcontrelafranchise.org/

"En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé,  ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils  consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

 

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

 

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout.  Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

 

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

 

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

 

Franchise =  Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien…  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

 

Franchise =  Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

 

Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

 

Franchise  = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

 

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France."

 

 

Venez signer la pétition à cette adresse : http://www.appelcontrelafranchise.org/

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Jeudi 19 avril 2007

 

"Lettre ouverte à Ségolène Royal" de Jean-Marcel Jeanneney, le dernier ministre survivant, avec Pierre Messmer, du général de Gaulle.

"MADAME, je ne vous ai entendue et vue qu’à la télévision. Mais vos propos, votre manière d’être, ont fait que, depuis plusieurs mois déjà, j’étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement votre livre, "Maintenant", je ne doute plus de le faire.

 

Je suis un très vieux monsieur. Ministre du Général de Gaulle à trois reprises, je fus un des rares qui eurent l’honneur d’être reçu par lui à Colombey, après qu’il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu’il avait décidé.

 

Je suis fidèle à sa mémoire. La France, au cours de sa longue histoire, n’a guère eu de chef d’Etat de cette envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider par quiconque, discernant ce qu’allait être l’évolution du monde et percevant ce qu’étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je n’ai jamais cru à la possibilité d’un gaullisme sans de Gaulle et je me suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.

 

Cela dit – et sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à cette très haute figure – j’ai le goût de vous dire que je constate d’assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles qu’elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages. D’abord le volontarisme politique, puis l’attachement à la nation, à son passé et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les individus vivant sur son sol ; la prise en compte des aspirations populaires mais sans soumission systématique à l’opinion ; l’idée, que de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de demain ; encore, le fait que la France, dans un mode menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire forte.

 

Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : "Alors ! Pratiquement, que proposez-vous ?" Or toujours vous proposez ou esquissez une solution concrète.

 

J’ajoute que vous rejoignez le général de Gaulle sur trois points, de grande importance. Le premier est la sobriété que vous voulez dans le comportement quotidien de la présidence de la République et du gouvernement. Le deuxième est le recours à l’article 11 de la Constitution, que vous devrez inévitablement utiliser pour modifier celle-ci, en particulier concernant le Sénat. Le troisième est que, comme lui, vous vous appuyez sur un parti, ce qui est indispensable, mais que, comme lui, vous êtes d’un tempérament assez fort pour pouvoir, quand besoin est, vous en affranchir.

 

Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère."

 

(le jeudi 12 avril 2007)

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Dimanche 15 avril 2007

 

« (…)

 

Nicolas Sarkozy s’est comporté comme un moulin à réformes, chaque loi qu’il a proposée n’a servi qu’à assurer sa publicité personnelle, à camoufler son échec dramatique en matière de sécurité et à éviter que l’on parle de son bilan calamiteux.
La gestion du problème des hooligans est l’un des exemples caricaturaux des promesses successives non tenues du ministre de l’Intérieur : en janvier 2003, il dénonçait les agressions inacceptables aux abords des stades de football ; en février de la même année, il se donnait trois mois pour rétablir la paix dans et autour des stades ; en janvier 2004, il promettait de mettre fin au hooliganisme ; en octobre 2005, il affirmait qu’il fallait débarrasser les stades des voyous qui n’ont rien à y faire ; le 12 janvier 2006, il annonçait la fin de la violence dans les stades et la nomination d’un commissaire de police «Monsieur football».

On connaît, hélas, le peu d’effets de cette fébrilité déclarative... En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy c’est «grand diseur, petit faiseur».
Contrairement à ce que voudrait faire croire Nicolas Sarkozy, son bilan est mauvais : son bilan, c’est une augmentation de 7 % par an des violences contre les personnes et l’abandon du combat contre la criminalité organisée.
Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, ce fut aussi des pompiers, des magistrats, des policiers et des chauffeurs de bus agressés.
Ce fut également le déclenchement de l’état d’urgence pour la première fois depuis la guerre d’Algérie.
Ce fut aussi le record annuel des voitures brûlées en une année.
Ce sont des citoyens au-dessus de tout soupçon qui ont peur de leur police et qui craignent leur justice. C’est une grave rupture de la confiance dans les institutions chargées de garantir le respect de la loi par tous et la sécurité de chacun dans le cadre d’un ordre juste.
Celui qui prétend à la rupture est aussi à l’origine de la fracture entre les citoyens et les institutions. Il a monté une partie de la population contre les jeunes, contre la police et contre les juges. Il sème une forme de haine sociale très antirépublicaine. Il oppose les Français, rejetant sur certains d’entre eux la responsabilité de ses échecs en matière de sécurité.
Il a totalement oublié que le chômage, l’urbanisme, les accidents de la vie sont aussi à l’origine de la délinquance. Son mépris économique, son élitisme de riche, son aveuglement social concourent à créer de la rancœur, de la désespérance, de la délinquance.

 

 

Les réformes, impulsées sous le coup de l'émotion et bouclées dans la précipitation, se sont multipliées. Au nom de la lutte contre le terrorisme, la délinquance sexuelle ou l'immigration, des exceptions croissantes aux principes européens de la procédure pénale ont été consenties au mépris du droit des personnes.
Une pression croissante s'est exercée ces dernières années sur la justice pénale pour que l'incarcération soit privilégiée au détriment des mesures alternatives et des sanctions favorisant la réinsertion.
Les garanties liées à la présomption d'innocence et aux droits de la défense ont été réduites.
Dans le cadre des lois Sarkozy-Perben, les règles régissant la garde à vue et la détention provisoire ont été modifiées dans un sens provoquant un affaiblissement des libertés publiques, sans progrès pour la sécurité, et la détention provisoire a été transformée en principe de précaution.
L'accent a été mis sur des procédures de jugement expéditives au détriment des principes fondamentaux que sont la collégialité, la publicité et le contradictoire.

Comme ministre des Finances, Nicolas Sarkozy a provoqué le dysfonctionnement de la justice en ne lui donnant pas les moyens de remplir ses missions, notamment en rationnant les moyens d’enquête et en limitant les frais de justice criminelle.
L'indigence budgétaire de la justice, l'état indigne des prisons et la surpopulation carcérale ont été dénoncés en 2005 par le Commissaire européen aux droits de l’homme Gill Roblès et la France a été montrée du doigt devant toutes les démocraties occidentales.
Il est indispensable pour la démocratie de passer à des méthodes plus modernes de gestion des institutions qui assurent la justice et la sécurité de ce pays en fédérant les énergies et compétences de tous les professionnels. »

Dominique Barella, Magistrat

 

 

http://lajustice.blogs.liberation.fr/barella/2007/04/sarkozy_cest_gr.html

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Mercredi 11 avril 2007

 

« Question pour un champion : Indice : personnalité politique française

 

Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

 

Contrairement à ce que j’essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique je suis entré enpolitique sous Giscard il y a 30 ans et j’ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

 

Ministre de l’économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j’ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques. J’ai réalisé l’ouverture du capital d’EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J’ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF.

 

Ministre de l’Intérieur depuis 2002, j’ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j’ai réussi à faire exploser l’insécurité alors que j’étais censé la faire diminuer. Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieues.

 

J’ai mis en place la loi CESEDA qui organise l’immigration choisie et j’ai mené la chasse à l’enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

 

J’ai fait obtenir la Légion d’Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d’extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pou incitation à la haine raciale. D’ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l’un des membres fondateurs d’Occident, ancien groupe d’extrême-droite terroriste et antisémite.

 

J’ai repris l’un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l’aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité. Je me vante d’ailleurs d’avoir l’électorat du Front National pour moi.

 

Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m’apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main et, pour paraître plus grand, j’ai fait truquer cette photo.

 

Lors de l’affaire Clearstream j’était au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j’ai laissé faire dans le but d’apparaître comme une victime. J’ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings.

 

Il y a plusieurs mois, j’ai dévoilé à la TV qu’une opération d’arrestation de terroristes allait avoir lieu et j’ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

 

Je suis, je suis...

 

S’il vous plaît, il est ce que vous voulez, mais surtout pas notre futur président ! Imaginez les émeutes avec ce pyromane, la France ne s’en remettrait pas... »

 

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Dimanche 8 avril 2007

 Vous avez sûrement tous lu ces lignes quelque part :

 N. S. : «  J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. »

 Elles sont de Nicolas Sarkozy et tirées d’un entretien avec Michel Onfray pour Philosophie Magazine.

 http://www.philomag.com/article,dialogue,nicolas-sarkozy-et-michel-onfray-confidences-entre-ennemis,288.php 

 

Dans son blog, M.Onfray relate ses deux visites au Ministère de l’Intérieur dont voici un extrait :

 «( …)Arrivée du Ministre de l’intérieur avec un quart d’heure d’avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu’assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d’adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j’exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance  : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.

 Si l’on veut être Président de la République, si l’on s’y prépare depuis le berceau, si l’on souhaite présider les destinées d’un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l’on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l’on s’expose depuis des années en s’invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l’on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l’on aspire à devenir le chef des armées, si l’on doit un jour garantir l’Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu’on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?

 (…)

 Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu’impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…

 (…)

 Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate «  Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat, puissent gouverner celui qui règne !

 (…) »

 L’article entier ainsi que le récit d’une deuxième visite au ministre est à lire à cette adresse :

 http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/

par Exuvie publié dans : Elections
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Samedi 31 mars 2007

LIVRETS SCOLAIRES DES CANDIDATS : DES PROGRES EN ECOLOGIE

 

l’alliance pour la planete, alliance d’associations ecologistes, a decide de noter depuis la fin de l’annee 2006 les programmes des differents candidats a l’election presidentielle. voici pour vous les derniers resultats des douze candidats qui pour une grande part ont fait d’importants progres..

 

 afin de mieux constater l’evolution de la notation, les dernieres notes sont indiquees en rouge. la note entre parenthese est celle du 26 fevrier 2007.

 

 Dominique Voynet : 17,5 (16,5)

 

 José Bové : 16 (non noté le 26 février)

 

 Ségolène Royal : 16 (13)

 

 Olivier Besancenot : 13,5 (8)

 

François Bayrou : 13 (9)

 

 Marie George Buffet : 9,5 (9)

 

 Nicolas Sarkozy : 8,5 (8,5)

 

 Philippe de Villiers : 7 (7)

 

 Arlette Laguiller : 6 (5)

 

 Jean-Marie Le Pen : 6 (5)

 

 Frédéric Nihous : 6 (non noté le 26 février)

 

 Gérard Schivardi : programme non évaluable (non noté le 26 février)

 

 « seuls segolene royal, olivier besancenot et françois bayrou ont sensiblement ameliore leur note par rapport a celle du 26 fevrier. les autres candidats ont tres peu fait evoluer leur programme.
nous souhaitons que chaque electeur puisse constater l’engagement ecologiste de celui ou de celle qui va diriger notre pays.»
declare serge orru, directeur du wwf- france.

 

 http://www.latelelibre.fr/

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Jeudi 29 mars 2007

 

Un collectif d'associations des quartiers populaires lance un appel à voter Ségolène Royal pour dire non aux inégalités, aux discriminations et à la stigmatisation.8 mois après les incidents d'automne 2005 qui ont embrasé les banlieues à travers toute la France, la jeunesse des quartiers cherche à faire entendre sa voix dans la campagne présidentielle.


"
Parce que nous avons grandi, travaillé, milité, gambergé dans des quartiers populaires aujourd'hui nous appelons par ce manifeste tous les quartiers de France et sa jeunesse en général à voter massivement en faveur de Ségolène Royal.


Pourquoi :

Parce que les quartiers sont excédés par la façon stigmatisante dont les médias, certains politiques parlent d'eux. On ne nous donne jamais la parole autrement que pour du témoignage.

Les quartiers, les jeunes ne veulent plus être considérés comme une source de problèmes, mais afficher la formidable ressource qu'ils constituent, comme autant de forces capables d'inventer demain comme des partenaires à part entière.

Ségolène Royal reprend les valeurs démocratiques de la République et nous propose d'exercer nos responsabilités de citoyens dans un engagement et une politique différente.

Un engagement de proximité, ou chaque individu est susceptible d'influencer les décisions collectives et d'imprimer sa marque .Pas d'assistanat ; de l'accompagnement ou elle donne de l'air et de l'intelligence à nos quartiers.

Elle sort nos quartiers des cases convenues, du décalage entre vie politique, institutionnelle et monde réel. Elle reconnait et respecte l'incomparable capacité de médiation de nos structures bien mal reconnues jusqu'ici par la sphère institutionnelle.

Aujourd'hui rassemblons-nous : devenons auteurs et acteurs de l'harmonie retrouvée dans nos quartiers.

- Pour avec elle dire NON aux assimilations : jeunes, banlieues; délinquance et incivilités.

- Pour dire NON à la violence d'une société verrouillée

- Pour dire NON a la discrimination; la pauvreté

- Pour redonner à la Démocratie; vitalité et intérêt

- Pou dire OUI a l'équité des chances pour tous

NON, cette présidentielle ne se fera pas sans nous."

 

 

 

 

Signez la pétition : http://petitions.desirsdavenir.org/fiche.php?id=5

 

 

 

 

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Samedi 24 mars 2007

  

Sarkozy menace la direction de France 3  

Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait proféré des menaces visant la direction de France 3 dans les coulisses de l'émission « France Europe Express ».  

Le Canard enchaîné rapporte que Nicolas Sarkozy, invité de l'émission « France Europe Express » dimanche dernier, aurait proféré des menaces contre la direction de France 3. Explication : le candidat serait arrivé avec « une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle », mais une fois sur place, il aurait été invité à patienter debout, tous les sièges étant occupés par les autres invités. Nicolas Sarkozy aurait alors piqué une grosse colère, selon l'hebdomadaire satirique. « C'est rien, il fait sa diva », aurait tempéré Christine Ockrent. Très énervé, le candidat de l'UMP aurait eu ces mots inquiétants : « Il faut virer la direction de France 3 ! Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ! »

La direction de France 3 ne s'est pas prononcée sur cet incident. Interrogée par Marianne2007.info, Dominique Ratival, rédactrice en chef de « France Europe Express », relativise : « Il était tendu en arrivant et il n'est pas rare que les invités perdent leur calme. » Elle précise cependant qu'elle n'était pas présente au moment de l'événement, et que si les menaces visant la direction sont avérées, «c'est effectivement grave ». Côté UMP, Valérie Pécresse, porte-parole du parti, se refuse à commenter l'événement : « Je ne commente pas les ragots et les rumeurs », a-t-elle simplement déclaré à Marianne2007.info.

 Mercredi 21 Mars 2007

 A.B. avec F.V.

 http://www.marianne2007.info/Sarkozy-menace-la-direction-de-France-3_a979.html

 

 

 

 NOUVELOBS.COM | 23.03.2007 | 16:06 

 Le ministre de l'Intérieur "veut organiser des charters à France 3", estime la CGT, qui désapprouve les menaces du candidat, proférées à l'encontre de la direction de la chaîne dans les coulisses de l'émission "France Europe Express".

 Deux syndicats de France 3, le SNJ et la CGT, ont critiqué, jeudi 22 mars dans des communiqués, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy qui aurait, selon Le Canard Enchaîné, menacé de "virer" la direction de la chaîne s'il était élu.
Selon le SNJ de France 3, qui a intitulé son communiqué "Nicolas Sarkozy n'aime pas France 3", le syndicat explique "ne pouvoir accepter des propos ou des attitudes qui mettent en danger nos principes fondamentaux". "L'indépendance vis à vis de tous les pouvoirs ne saurait être remise en cause par quiconque", a ajouté le SNJ, racontant une anecdote plus ancienne sur le ministre-candidat qui aurait été "jusqu'à dire, sous couvert d'humour, lors d'un déjeuner de presse en janvier avec des représentants de la rédaction : 'C'est pas facile de me suivre quand on est journaliste de gauche…'".

Le temps de l'ORTF


La CGT, à travers ses deux sections, SNRT-CGT pour les techniciens et SNJ-CGT pour les journalistes, a estimé pour sa part que Nicolas Sarkozy, baptisé "ministre des expulsions", "veut organiser des charters à France 3". Selon la CGT, Nicolas Sarkozy "se croit revenu aux temps peu glorieux de l'ORTF où un simple coup de fil des ministères suffisait à virer des journalistes".
Dans son édition du 21 mars, le journal satirique racontait que Nicolas Sarkozy, qui devait participer dimanche dernier à l'émission de Christine Ockrent "France Europe Express", s'était indigné à son arrivée de ne pas être accueilli comme il estimait devoir l'être et s'était écrié: "Toute cette direction (celle de France 3), il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre". Le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant avait " totalement démenti " que celui-ci ait tenu les propos cités par l'hebdomadaire.

 http://www.dailymotion.com/video/x1iba7_nicolas-sarkozy-a-france-europe-exp 

 

par Exuvie publié dans : Elections
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Vendredi 16 mars 2007

 

Vous avez regardé l’émission « A vous de juger » sur France 2 hier ? Si vous ne l’avez pas fait, vous pouvez vous rattraper en vous rendant ici : http://videos.desirsdavenir.org/index.php ou ici http://videos.desirsdavenir.org/index.php?groupe=4&video=241 pour un résumé en images. 

 Surtout si vous hésitez dans vos choix de vote… Après, vous verrez, tout sera très clair.

 

Ségolène a repris sa liberté  

 NOUVELOBS.COM | 16.03.2007 | 10:47

  IL FALLAIT qu’elle reprenne les choses en main et, hier soir, elle a réussi. Plutôt brillamment. Si nécessaire, elle a montré son caractère et qu’elle avait, comme on dit, la stature. "La ligne c'est moi qui la trace". Dès hier matin, Ségolène Royal avait remis les choses au point après une polémique à l’intérieur du Parti Socialiste, qui risquait de menacer son autorité. En une émission, elle a réussi à faire oublier les petites manœuvres des éléphants socialistes en prenant de la hauteur. Pas de langue de bois. Pas d’attitude doctrinaire. Même sur la vogue favorable à François Bayrou qu’elle ne voue pas aux gémonies, comprenant l’attitude de ces Français qui, devant l’enjeu, "cherchent, regardent, observent, écoutent" et ne "veulent pas se laisser avoir une nouvelle fois", après "tant de promesses faites et non tenues".

 Elle n’a pas le moindre doute sur l’issue : "Tout dépend de moi". Interrogée sur l’éventualité de négociations avec le candidat de l’UDF, elle a ce cri du cœur : "Il n'y aura aucune négociation, je n'en ai même pas eu au sein du Parti socialiste, des négociations", alors je ne vais pas négocier avec un candidat qu’elle exécutée en soulignant que "pour l’instant il n’a pas de programme". Son programme, elle l’attend. " "Nous en débattrons. Les Français choisiront. Je suis confiante. A un moment, il va y avoir l'heure de vérité."

 

 

 

 Elle, elle a en un de programme. Clairement de gauche et très différent de celui de celui de Sarkozy "qui prolonge ce qui vient de se faire pendant cinq ans". On a pu alors retrouver la candidate qui, il y a quelques mois, faisait preuve de nouveauté, lorsqu’elle n’était pas encore "coincée", comme elle l’a reconnue, par le poids du parti socialiste.

 

 On a retrouvé la candidate qui, sur les 35 heures, ne veut pas les imposer "unilatéralement". On a surtout retrouvé une candidate comme brusquement libérée d’un carcan et reprenant, sur tous les sujets, son assurance et son cap. Alors qu’au même moment François Bayrou fait une campagne sur des postures plus que sur des propositions et que Nicolas Sarkozy, lui, ne cesse de zigzaguer, tirant le matin des traites sur l’électorat de Le Pen, citant Jaurès et Blum au goûter, et Margaret Thatcher au dîner.

 

Jean-Marc Bouguereau 

 

 

par Exuvie publié dans : Elections
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