On parlera poésie ? Oh, on en écrira, oui.
On fera de la littérature ? Oh, on la côtoiera, oui. De loin, comme ça, pour rire.
On se perdra ? Oh oui, toujours.

On parlera poésie ? Oh, on en écrira, oui.
On fera de la littérature ? Oh, on la côtoiera, oui. De loin, comme ça, pour rire.
On se perdra ? Oh oui, toujours.
Comment se sentir vivant ?
Partager, rire, découvrir, voir, se nourrir, créer.
Apprendre, aimer, ressentir, écouter.
Alors allez voir cette expo de Tania B qui commence jeudi.
C'est à Paris pour un mois, c'est vivant et c'est beau.
Youpla.
"Je n'ai jamais aimé ceux qui réussissent.
Non pas parce qu'ils réussissent, mais parce qu'ils deviennent le jouet de leur succès, d'un Moi aveuglé. Le Moi à tout prix est la fin de l'homme.
La crise rend les hommes un peu plus seuls. Que signifie encore ce nous qui revient à tire-larigot dans les conversations ? Le nous meurt. Au lieu de se regrouper autour d'un feu, les je s'isolent, s'épient. Chacun croit s'en sortir mieux que le voisin et cela, aussi, c'est probablement la fin de l'homme."
Eric FAYE, Nagasaki. Editions Stock, page 73
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"- J'ai parcouru tout le pays. Tout le monde se pose la même question. Où allons-nous ? Il me semble que nous n'allons jamais nulle part. On va, on va. On est toujours en
route. Pourquoi les gens ne réfléchissent-ils pas à tout ça ? Tout est en mouvement, aujourd'hui. Les gens se déplacent. Nous savons pourquoi et nous savons comment. Ils se déplacent parce qu'ils
ne peuvent pas faire autrement. C'est pour ça que les gens se déplacent toujours. Ils se déplacent parce qu'ils veulent quelque chose de meilleur que ce qu'ils ont. Et c'est le seul moyen de
l'avoir. Du moment qu'ils en veulent et qu'ils en ont besoin, ils iront le chercher. C'est à force de recevoir des coups que les gens sentent l'envie de se battre."
John Steinbeck, Les Raisins de la Colère

« Les vies se transforment en trajectoires. Les oscillations, les hésitations, les choix contrariés, les déterminations familiales, le libre arbitre réduit comme peau de chagrin, les deux pas en avant trois pas en arrière sont tous gommés finalement pour ne laisser apparaître que le tracé d’une comète. C’est ainsi qu’Itxaga devint peu à peu ce qu’il est encore et que, de loin, on ne pouvait lui imaginer une autre vie que la sienne. »
Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Véra Candida